L’assurance Universelle n’est pas un placement ni un investissement c’est de l’assurance !!!!

L’assurance vie universelle ne fait pas l’unanimité. Produit de niche s’adressant à une clientèle très bien nantie dans le cadre d’une planification successorale, elle est souvent vendue comme outil de placement à des gens sans besoin d’assurance.

« On entend dire depuis très longtemps qu’il se vend trop d’assurance vie universelle au Québec,. Ce n’est pas un mauvais produit, mais il est souvent mal utilisé ou incompris. »

Les planificateurs financiers et conseillers en sécurité financière s’entendent généralement pour dire que l’assurance vie universelle s’adresse à moins de 5 % de la population. Or, à la fin de 2015, selon les plus récentes données de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), elle représentait 23,3 % de l’ensemble de l’assurance vie individuelle en vigueur au Canada. C’est donc dire, selon nos estimations, qu’environ 10,7 % des Canadiens âgés de 18 ans et plus en détiennent une.

On estime qu’entre 20 et 25 % de sa clientèle possède une assurance vie universelle. Toutefois, ce produit ne représente aujourd’hui qu’environ 5 % de ses ventes.

« Une assurance payable sur 20 ans représente un coût élevé et tous les clients ne sont pas prêts à payer ce montant annuellement, souligne-t-elle. Si l’on utilise une assurance vie universelle avec une prime minimale pour un payable à vie, rien n’empêche le client, dans une bonne année, de payer des montants supplémentaires, ce qui lui permettra de libérer la police plus rapidement ou de capitaliser. »

UNE ASSURANCE, PAS UN INVESTISSEMENT

« C’est un produit d’assurance, une protection, et non un outil d’investissement,  »

Il faut établir si l’assurance vie universelle est le produit adapté, ce qui est rarement le cas. Cette police s’adresse généralement à des gens fortunés, qui ont cotisé au maximum aux autres produits fiscalement avantageux comme le REER, et souhaitent investir de l’argent à l’abri de l’impôt pour leur succession.

« Le REER donne un report d’impôt, mais offre aussi un crédit d’impôt remboursable,  Le REEE permet de toucher des subventions. Et le CELI met les gains à l’abri de l’impôt. Ce sont des outils de placement plus intéressants que l’assurance vie universelle. Cette dernière peut constituer un complément ou faire partie d’une stratégie bien précise. »

Les trois questions de base à poser pour déterminer si l’on peut envisager l’assurance vie universelle sont :

  1. A t on un besoin d’assurance vie ?
  2. A t on utilisé les autres outils d’investissement
    fiscalement avantageux ?
  3. Souhaitons-nous léguer de l’argent à la succession ?

Ce dernier point est d’une importance cruciale. L’assurance vie universelle peut s’avérer plus avantageuse que les REER et CELI pour un legs à l’abri de l’impôt. Notamment parce que le rendement est généralement supérieur au coût de la prime. Cependant, elle n’est pas un bon produit pour les investisseurs souhaitant utiliser les fonds de leur vivant.

De fait, une taxe provinciale de 3,3 % (ce nouveau taux est entré en vigueur en janvier 2017) s’applique aux primes d’assurance vie, y compris sur la portion investissement d’une police universelle. La compagnie d’assurance doit par ailleurs payer un impôt de 15 %, fédéral cette fois, sur les revenus de placement bruts annuels de la police, qui sera en grande partie absorbé par l’assuré. Et si celui-ci souhaite retirer de l’argent de son vivant, les sommes prélevées deviennent imposables en vertu d’un calcul complexe effectué par la compagnie d’assurance, fondé notamment sur le coût de base rajusté (CBR). Cette dernière imposera aussi des frais de retrait assez élevés sur les sommes retirées de la police pendant les dix premières années. On est très loin de l’abri fiscal de rêve !

UN PRODUIT RISQUÉ

La Chambre de la sécurité financière (CSF) reçoit régulièrement des plaintes de clients regrettant d’avoir contracté une assurance vie universelle. « Souvent, les demandes d’enquête soumises à la Chambre démontrent que les clients ne comprennent pas bien l’assurance vie universelle et que les explications sur ce produit sont insuffisantes, souligne la directrice des communications de la Chambre, Julie Chevrette. Les clients peuvent se plaindre plusieurs années après l’achat, lorsqu’ils n’arrivent plus à payer la prime, en raison de projections de rendement irréalistes. »

« C’est un produit complexe, notamment en raison des frais, des taxes, des sommes qui sont garanties ou pas, dit-il. Nous comparons généralement l’assurance vie universelle à d’autres options, comme une T100 ou une vie entière,

Qu’on se le tienne pour dit ! ce type de produit n’est pas un investissement , mais comble un besoin d’assurance quand TOUTES les autres ressources ont été épuisées !. Soyez vigilant

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s