Les REER oui ou non ?

Il y a des irréductibles dans les deux camps : les pro et anti REER. C’est qu’il  y a des avantages et des limites au REER.

 

Il y a ceux qui voient dans le REER la principale, sinon l’unique, façon de se bâtir un patrimoine pour la retraite et s’assurer de ne pas manquer de revenus durant leurs vieux jours. Ils n’hésitent pas à emprunter pour maximiser leur contribution REER.

 

À l’opposé, il y a ceux qui sont contre le REER et n’y perçoivent aucun avantage. On retrouve dans ce groupe plusieurs propriétaires d’entreprise, qui misent plutôt sur cette dernière pour leur assurer des revenus à la retraite.

 

La question est relativement simple, mais la réponse est beaucoup plus complexe.

Les caractéristiques

 

• Le REER a été créé en 1957, il fêtera donc ses 60 ans cette année.

 

• Les contributions sont déductibles du revenu net, ce qui permet d’obtenir des réductions d’impôts parfois substantielles en diminuant le revenu net et le revenu imposable. Cette diminution du revenu net permet également d’accroître l’accès à plusieurs crédits d’impôt et prestations gouvernementales.

 

• Les retraits faits d’un REER, d’un FERR ou d’un fonds de pension augmentent le revenu net et le revenu imposable, ce qui entraîne des impôts à payer et peut faire perdre des prestations gouvernementales.

 

• Le REER est un outil démocratisé, c’est-à-dire que tout contribuable avec des revenus admissibles y a accès.

 

• Le REER peut aussi être utile pour autre chose que la retraite :

 

o Le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP) permet de financer un retour aux études à temps plein du particulier ou du conjoint.

 

o Le Régime d’accession à la propriété (RAP) permet de financer l’achat d’une résidence pour un premier acheteur en retirant jusqu’à 25 000 $ du REER sans impact fiscal, à condition de le rembourser dans un délai de 15 ans.

 

o Une personne qui perd son emploi et qui reçoit une importante indemnité de départ peut parfois utiliser le REER pour reporter les impacts rattachés à l’imposition immédiate de cette indemnité.

 

o Contribuer au REER de son conjoint permet de mettre en place une réelle stratégie de fractionnement de revenus.

 

• Les sommes accumulées à un REER pendant le mariage font partie du patrimoine familial.

 

Les limites

 

• Chaque année, on accumule des droits de cotisation au rythme de 18 % du revenu gagné de l’année précédente, sans dépasser le maximum permis (26 010 $ pour l’année d’imposition 2017, en fonction du revenu gagné de 2016).

 

• La date limite pour contribuer au REER pour la déclaration fiscale de 2016 est le 1er mars 2017.

 

• On peut contribuer jusqu’au 31 décembre de l’année de ses 71 ans.

 

• Les contribuables âgés de plus de 18 ans peuvent dépasser leur limite de contribution jusqu’à concurrence de 2 000 $, sans pénalité, mais cet excédent n’est pas déductible du revenu.

 

Vous comprendrez donc que lorsqu’on parle du REER, il n’y a pas que deux réponses, y contribuer ou non, mais bien une multitude de scénarios à considérer. Nous ne saurions trop vous recommander de vous faire accompagner dans vos réflexions et vos décisions par votre planificateur financier. Ce dernier tiendra compte de vos besoins et de votre situation personnelle, familiale, sociale et fiscale et sera en mesure de bâtir votre planification financière.

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